Voyager en vélo : petites questions à un spécialiste

Qu’est-ce qu’un bon pays pour voyager en vélo, quel vélo et quel équipement choisir, comment le réparer, quelles stratégies sont à utiliser pour se nourrir, et comment éviter les ennuis lorsqu’on voyage en vélo, voici les questions que j’ai posées à Luke.

Auteur : Luke Sorensen (2011)

Comment définir un bon pays pour un voyage en vélo ?

D’après ton expérience, quels sont les meilleurs pays pour voyager en vélo ? Quels facteurs font d’une région un bon endroit pour voyager de cette manière ?

J’ai pédalé à travers une vingtaine de pays situés dans différentes parties du monde, et je dois dire que j’ai vécu dans chacun d’entre eux des expériences fantastiques. Je n’ai pas encore traversé de pays où je déconseillerais de voyager en vélo. Tu peux être sûr d’apprécier ton voyage dans n’importe quel région si tu gardes en tête trois caractéristiques lorsque tu choisis ta route.

Le vélo de Luke, Nouvelle-Zélande

Le premier facteur qui me vient en tête est le climat. Si on le compare aux autres voyageurs, le cycliste est beaucoup plus exposé aux éléments que quelqu’un qui voyagerait dans le cocon confortable d’un bus. À moins que tu ne sois persuadé qu’endurer des températures extrêmes fait partie de l’aventure, choisis une région dont le climat te paraît relativement agréable.

La caractéristique suivante à laquelle je pense est le terrain : on peut penser qu’un pays dénué de montagnes ou de collines soit parfait pour ce type de voyage, mais les montagnes dévoilent toujours des paysages magnifiques. Ce sont souvent des régions très éprouvantes, mais les difficultés sont proportionnelles à la satisfaction qu’on obtient lorsqu’on arrive à dompter ces côtes. Récemment, j’ai lâché un paquet d’argent pour sauter d’un avion, et j’ai réalisé par la suite que la descente en vélo pour aller jusqu’à l’aérodrome m’avait donnée beaucoup plus d’adrénaline que la chute libre.

Le drôle de vélo que Luke conduisait en Nouvelle-Zélande (il a cassé en route)

Enfin, la distance entre les villes joue également un grand rôle lorsqu’on voyage en vélo. Si tu comptes voyager en Australie, tu dois être prêt à pédaler au moins trois jours d’affilée avant de traverser un village où tu pourras refaire le plein d’eau et de nourriture, alors qu’en Europe ou en Asie, tu traverseras plutôt trois villes dans une seule journée.

Comment définir un bon vélo pour voyager ?

Tu peux parcourir de longues routes avec n’importe quel vélo, mais certaines caractéristiques sont à prendre en compte si tu souhaites avoir un minimum de confort. Voici quelques idées, après 10 mois passés sur un vélo.

La première chose à prendre en considération est la selle. Je ne jure que par les selles « Brooks » en cuir. C’est comme un hamac pour ton arrière-train. Les selles standard en mousse finissent par se comprimer et tes fesses reposeront sur du plastique. Même chose pour les selles en gel.

J’ai choisi mon vélo parce qu’il avait un cadre très long. C’est un Surly-Long Haul Trucker. Un cadre long signifie que le tube supérieur, qui court horizontalement entre tes jambes, est plus long que d’ordinaire, ainsi que la base (la partie horizontale du cadre proche de la chaîne). Avec un cadre long, ton vélo est plus stable lorsque tu portes une charge.

Une remorque de vélo

Si tu roules principalement sur du goudron et dans les pays développés, choisis des pneus de route ou des roues 700C. Ils offrent moins de résistance que les pneus de VTT ou des jantes de 26 pouces. Ils sont également plus flexibles, ils absorbent mieux les chocs. On pourra cependant faire réparer des roues de 26 pouces partout dans le monde, et ils tiennent mieux la route.

Sacoches ou remorque ? Je n’ai jamais eu de petites remorques pour vélo. Si tu roules tout seul, j’imagine que ça sera compliqué de descendre de ton vélo et de le porter pour passer un escalier. Je ne sais pas combien de fois j’ai dû faire ça. Je trouve que de conduire un vélo avec des sacoches remplies est bien plus confortable que de rouler sans rien. Le poids des sacs stabilise l’ensemble et améliore encore l’absorption des chocs. Si tu as un cadre en alliage, les sacoches ne sont pas une bonne idée : ils ajoutent du poids au cadre et il peut casser. Achète un vélo avec un cadre en acier !

De quel équipement a-t-on besoin lorsqu’on voyage sur de longues distances en vélo ?

Partir en vélo est un très bon moyen de voyager avec un budget très serré. Si tu combines le vélo et le camping, tu pourras alors vivre de manière indépendante et libre, et cela te permettra de voir la face cachée d’un grand nombre de régions.

Il y a deux options possibles lorsque tu commences à t’équiper pour un long voyage à vélo, et ces deux options sont déterminées par le montant que tu es prêt à (ou que tu peux) dépenser dans ce projet. Tu peux acheter ces nouveaux vélos très spécifiques et les accessoires qui vont avec, mais ça coûte la plupart du temps une petite fortune, ou tu peux simplement parcourir les petites annonces et chercher des pièces et des équipements d’occasion. Tu même te fabriquer ton propre équipement.

Une fois que tu as le vélo, il existe un nombre incalculable d’accessoires qui te rendront la vie plus facile. Tu feras tes choix en fonction du niveau de confort que tu souhaites. Si tu achètes des équipements neufs, jette un coup d’œil à ces sites internet, ils proposent des accessoires à des prix très attractifs et les frais de port sont gratuits vers tous les pays du monde : Chain Reaction Cycles ou Wiggle Bicycle Supplies

Voici une liste d’accessoires commodes que je recommande :

  • Un porte-bagage ou une petite remorque. Une remorque coûte en général moins cher que des porte-bagages et des sacoches
  • Des sacoches étanches à attacher sur ton porte-bagage ou des sacs étanches qui iront dans ta remorque
  • Des chaussures et des pédales qui se clipsent ensemble, ou des cale-pieds qui maintiendront tes pieds aux pédales (ça augmente considérablement la puissance lorsque tu pédales !)
  • Une selle Brooks, en cuir. Pour que ton derrière se sente comme dans un hamac !
  • Une cuissarde de vélo rembourrée. Ça fait un peu ringard, mais ton cul te remerciera !
  • Un nécessaire de camping qui va bien avec le cyclotourisme
  • Un hamac Hennessy ! Ce hamac te permet de rester au sec et les insectes ne pourront pas t’atteindre. Il est plutôt discret. Ce n’est pas super, cependant, si tu es dans une région froide ou un endroit où il n’y a pas trop d’arbres…
  • Bidon ou poche à eau. Ortlied ou MSR en fabriquent, ils sont vraiment bien et en plus ils peuvent être convertis en douches portatives.
  • Filtre à eau, pour pouvoir rester indépendant et éviter d’acheter de l’eau
  • Une casserole non adhésive est une bonne idée, tu peux la nettoyer facilement si l’eau se fait rare.
  • Des vêtements en « laine mérinos », qu’on peut trouver chez Icebreaker ou Smartwool : ce sont de bons vêtements, et ils ne puent pas après une journée à transpirer.
  • Une lampe frontale plutôt qu’une lampe torche : tu pourras l’installer sur son casque.

Voilà ce dont tu as besoin, selon moi, pour partir explorer le monde à vélo.

Comment réparer son vélo lorsqu’on voyage

Comment fais-tu pour trimballer tout l’équipement nécessaire à réparer ton vélo lorsque tu voyages sur de longues distances ? Quels outils et quelles pièces emmènes-tu ? Quelles mesures préventives prends-tu pour éviter d’avoir à réparer des choses une fois lancé sur la route ? Choisis-tu ton équipement en fonction de leur caractère universel (par exemple, éviter les vélos qui ont beaucoup de pièces très spécifiques) ? Qu’est-ce que tu ferais si ton vélo était complètement foutu au beau milieu de nulle part ?

Les réponses varient en fonction de l’endroit où tu comptes te rendre. Si tu pédales en Europe, où tu ne seras jamais à plus de 20 kilomètres de toute forme de civilisation ou de personnes susceptibles de t’aider, il n’est pas nécessaire d’emmener plus de choses qu’un kit de crevaison, une pompe à air et un outil multifonction destiné aux vélos.

Si tu comptes pédaler dans des pays plus reculés, c’est une bonne idée d’utiliser des pneus de 26 pouces, puisque cette taille est considérée comme la plus répandue à travers le monde. Évite les suspensions et toutes autres pièces complexes qui ont de fortes chances de se casser, et qui sont difficiles à réparer.

Une liste d’outils nécessaires sur des périples plus longs pourrait ressembler à ça :

  • Outil multifonction destiné aux vélos et kit de crevaison
  • Un dérive-chaîne, nécessaire pour séparer les maillons entre eux, et plusieurs maillons de rechange
  • Une clé pour démonter les pédales quand on prend l’avion
  • Un outil pour démonter les rayons, et quelques rayons de rechange
  • Des boulons et des écrous, pour remplacer ceux perdus sur les chemins cahoteux !
  • Des câbles et des attaches câbles, du fil de fer et du gros scotch pour réparer n’importe quelle pièce cassée
  • Une pince coupante
  • Des freins et des câbles de freins de rechange

Si tu comptes traverser des régions entières situées à des milliers de kilomètres de toute pièce de rechange, tu pourrais ajouter :

  • Des pneus de rechange, pliés afin de pouvoir les ranger dans tes sacs
  • Des jantes de rechange et des rayons, et savoir comment démonter cela
  • Un axe de pédalier de rechange et les outils qui correspondent.

Si tu ne fais pas attention, cette liste pourrait grossir encore et encore, jusqu’à ce que tes sacs soient uniquement remplis de pièces de rechange !

Si tu as un peu de temps, oublie la plupart des choses évoquées dans cette liste et si quelque chose d’essentiel se casse, fait du stop jusqu’à la prochaine ville et demande à tes potes de t’envoyer ce dont tu as besoin. Facile.

Comment voyager en vélo en toute sécurité ?

Quelles mesures de sécurité prends-tu lorsque tu voyages en vélo ? Comment fais-tu pour rester en vie sur la route et éviter de te faire écraser par les voitures et les camions ? Comment fais-tu pour éviter que des enfants ou des personnes malveillantes ne te jette des cailloux sur ton passage ? Comment fais-tu pour te prémunir du risque de te faire voler ton vélo lorsque tu vas faire des courses ? Quelles sont les stratégies qui te permettent de réaliser des longs voyages en vélo tout en restant en un seul morceau et en gardant tout ton équipement intact ?

La sécurité en vélo, c’est prendre autant de précautions que possible. Après, le reste, c’est juste de la chance. Respecte les règles basiques : met des lumières lorsqu’il commence à faire sombre, essaye de porter des vêtements visibles et prends avec toi un cadenas solide pour attacher ton vélo.

Pour éviter de te faire tirer ton vélo lorsque tu es dans un magasin, attache ton vélo près de l’entrée. À moins que tu n’ailles te cacher dans un endroit où personne ne passe jamais, tu ferais mieux de laisser ton vélo dans un endroit très fréquenté : si quelqu’un désire te voler, il devra le faire sous les yeux de tout le monde. Ensuite, il est préférable de garder tous ses articles de valeur dans un sac que tu peux emporter avec toi lorsque tu quittes ton vélo. Si quelqu’un se sert dans tes affaires une fois que tu es parti, il n’aura rien volé que tu ne puisses remplacer facilement. Si tu as des articles de valeur imposants et que tu doives laisser ton vélo, comme une tente très chère ou un sac de couchage, enterre-les au pied de ton vélo, et espère que les hypothétiques voleurs n’auront pas le temps de creuser aussi profondément.

Ces trucs m’ont permis, jusqu’à maintenant, d’éviter de me faire voler quoi que ce soit durant mes voyages. Les seuls comportements malveillants auxquels j’ai dû faire face sont venus de la part des enfants : une bouteille d’eau volée par des petits roumains et un étrange groupe de garçons d’une dizaine d’années qui m’ont lancé des cailloux. Voyager en vélo dans n’importe quel pays attire davantage de comportements amicaux que négatifs. Il est beaucoup plus probable que les voitures ralentissent pour t’encourager, qu’elles n’accélèrent pour te renverser. Tu recevras bien davantage de nourriture gratuite que de cailloux en pleine gueule. Prends les précautions élémentaires, mais ne crois pas non plus que le monde entier veuille t’étriper.

Cuisiner lorsqu’on voyage en vélo

Quelles sont tes stratégies pour te nourrir et cuisiner quand tu voyages en vélo ? Cuisines-tu ta propre nourriture ? Si oui, comment ?

LA BOUFFE !!

Cuisiner sa propre nourriture est le meilleur moyen de manger à moindre coût, quelque soit la situation … que tu voyages ou non. Quand tu voyages en vélo, cuisiner te permet de contrôler la qualité et le niveau énergétique de tes repas. Si tu ne manges que des sandwiches et autres street food, tu te retrouveras sans doute harassé au beau milieu d’une côte, sans plus d’énergie. Il vaut mieux donc préparer ses propres repas. L’autre avantage de transporter sa nourriture et ses ustensiles de cuisine, c’est que tu pourras de préparer un petit festin au beau milieu du désert de l’Atacama, ou dans n’importe quel autre endroit vide de restaurant et de magasins si tu as un petit creux.

Mes ustensiles de cuisine lorsque je voyage à vélo sont les suivants : un réchaud multicombustible, et une popote complète (casserole, poêle, assiette, couverts). Auparavant, j’utilisais un réchaud à alcool Trangia mais il est plus difficile de trouver de l’alcool que du pétrole : d’où l’utilité d’un réchaud multicombustible. Un garde-manger classique de cycliste comprendra la plupart du temps des denrées non périssables comme le riz et les pâtes, de la viande et du poisson en conserve, auxquels il est toujours possible d’ajouter des denrées fraiches récoltées sur la route. Si tu campes dans les environs d’une petite ville, cela te permettra d’acheter un bout de viande ou des légumes, et parfois tu pourras même y rencontrer des bonnes âmes qui t’offriront un bon lit ou un repas chaud.

Un réchaud multi-combustible

Les infos supplémentaires de Wade :

Je suis complètement d’accord avec Luke : avoir les moyens de préparer sa propre nourriture quand on voyage permet un plus haut degrés d’autosuffisance, permet de contrôler ce que l’on ingère, et d’être responsable de soi-même, en quelque sorte. Être capable de faire sa cuisine signifie que tu n’as plus besoin de te demander si la nourriture que tu as dans l’assiette est fraîche, si elle a été préparée et manipulée proprement. En effet, si tu fais une petite indigestion alimentaire sur la route, après avoir préparé ton repas, tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. C’est ce que désirent de nombreux voyageurs : l’autosuffisance est l’un des grands principes de la vie vagabonde.

Pour ce qui est de l’équipement, à l’inverse de Luke je ne transporte que très rarement un réchaud : étant donné que je ne voyage habituellement pas en vélo et que j’aime rester dans le même coin pendant une période comprise entre un et trois mois, en général, soit je trouve un endroit qui a une petite cuisine, soit j’utilise des plaques électriques. Mon équipement de cuisine est plus ou moins le suivant : une poêle non adhésive, une casserole, quelques cuillères, fourchettes, couteaux et assiettes. J’achète et je me débarrasse régulièrement de plaques électriques bon marché (une dizaine d’euros dans la plupart des pays), pour les utiliser quand j’en ai besoin.

Cependant, dans le cas des voyages en vélo, ou pour n’importe quel autre type de périple où un camp de base avec une cuisine ou de l’électricité n’est qu’un luxe abstrait, un réchaud portatif comme celui de Luke est réellement indispensable. Tu peux également te construire toi-même pour quelques euros un réchaud en deux temps, trois mouvements : une simple boîte de thon suffit. En effet, lorsque tu voyages en vélo, tu te retrouveras la plupart du temps à des kilomètres de n’importe quel marché, restaurant ou cuisine.

Quand tu voyages selon tes propres moyens, la capacité de cuisiner pour soi est essentielle.

Le voyage en vélo et le camping

Comment te débrouilles-tu pour trouver un bon endroit pour dormir ? Quelles sont les raisons qui te font choisir un endroit plutôt qu’un autre pour camper ?

Le voyage en vélo et le camping sont complémentaires. Tu te retrouves la plupart du temps entre deux villes sans d’autres options que de dormir à la belle étoile. Le camping sauvage n’est pas forcément « à l’arrache », et être préparé à cette éventualité la rendra moins pénible : tu seras donc amené à le faire plus souvent tu économiseras plus d’argent.

Faire du camping sauvage, cela signifie également être bien caché pour éviter d’attirer l’attention. Fuis les aires de repos disposées le long des routes : beaucoup de monde passe pendant la nuit et bien souvent les alentours sont jonchés d’excréments humains.

Si tu voyages dans des régions où il y a des arbres et des forêts, je ne peux que te recommander un hamac de camping. Par exemple, le Henessy Hammock. Le fait d’être suspendu te permet d’éviter de choisir un endroit parfaitement plat comme lorsque tu as une tente.  Tu peux simplement t’enfoncer dans une forêt ou un bosquet, tendre ton hamac et être caché des éventuels passants. Il est souvent difficile de trouver un spot assez grand pour une tente et somme toute caché des regards indiscrets. Avec un hamac, une fois que tu t’es enfoncé de quelques mètres dans les arbres, tu deviens invisible.

S’il fait froid, n’hésite pas à mettre un isolant entre ton corps et le tissu du hamac,  tu perdras sinon une quantité de chaleur non négligeable. Le meilleur matelas isolant que j’ai testé est un matelas de chez Exped qui se gonfle automatiquement. Je grimace chaque fois que je vois quelqu’un avec un de ces gros tapis de sol en mousse qui dépasse de leur sac. Les matelas gonflables sont bien plus confortables que ceux en mousse, occupent moins de place, et ils sont tout autant isolants. Le petit plus d’avoir un hamac et ce genre de matelas, c’est que s’il n’y a pas d’arbres là où tu es, tu peux dormir par terre et utiliser ton hamac comme d’un abri.

Un hamac et sa protection contre la pluie ne pèsent qu’entre un et deux kilos, c’est donc idéal pour le voyage en vélo. Pour mon prochain voyage autour du monde, je pense que je vais amener un hamac et une tente, dans le but d’associer le confort de l’un avec la polyvalence de l’autre. Cependant, pour les voyages plus courts, il est préférable de choisir l’option la plus adaptée et de s’y tenir.

J’espère que ces quelques trucs te seront utiles.

Luke Sorensen a pédalé sur plus de 15 000km à travers une vingtaine de pays, notamment en Europe de l’Est, en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, et dans le sud-est Asiatique. Il compte désormais partir pendant 5 ans, pour un voyage autour de la planète.

Tu peux retrouver les articles originaux ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici.

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Vagabond Journey édition Française

Pierre a rencontré Wade lors de son voyage en Islande. S'il est resté plus de quelques jours, c'est bien grâce à lui. Étudiant en traduction à Toulouse, il est passionné par les voyages et les récits que les gens en font. Vous pouvez retrouver son site internet à cette adresse : http://pierrelrnt.wordpress.com

Pierre Laurent a écrit 30 articles pour vous.

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