Trucs et astuces pour devenir un Auto-entrepreneur itinérant

Les voyages et l’argent vont de pair. Alors, à moins que vous ne soyez riches, que vous n’ayez une incroyable somme d’économies, ou encore des placements quelconques, vous allez finir par avoir besoin de trouver un moyen de gagner de l’argent tout en étant on the road” si votre désir est de voyager sans arrêt. Une façon d’y parvenir est de trouver un job. Il existe divers types d’emplois en bonne et due forme pour les voyageurs – que ce soit enseigner sa langue maternelle, travailler dans des cafés, faire la plonge, être barman, guide touristique, travailler dans des hôtels ou des auberges de jeunesse, ou encore exercer un métier pour lequel vous avez spécifiquement été formé, comme par exemple dans les domaines de l’archéologie ou des nouvelles technologies. Mais certains voyageurs ne veulent pas vivre selon l’emploi du temps d’une tierce personne, certains veulent être leur propre boss, d’aucuns souhaitent être en mesure de pouvoir travailler quand ils leur plaît, de la façon qui leur plaît, tandis que d’autres veulent tout simplement les trois à la fois. Pour ces voyageurs, il y a un autre moyen de gagner de l’argent : devenir auto-entrepreneur itinérant.

Les activités auto-entrepreneuriales itinérantes consistent simplement en de micro-entreprises qui peuvent être mises en place dans le cadre de voyages réguliers autour du monde. Ces professions indépendantes peuvent consister en n’importe quoi : du jonglage dans les rues au consulting privé sur le web, de l’écriture en freelance à la fabrication et vente de bijoux, de l’importation et exportation de pierres précieuses à la confection de cookies… et le montant des revenus qu’un voyageur peut en tirer est aussi vaste que l’éventail des activités mêmes.

J’ai parcouru le Mexique durant six mois, et ai interviewé des personnes qui ont financé leurs voyages à partir de micro-business indépendants. Ce qui suit est un résumé de ce en quoi consistent ces diverses activités et de la façon dont elles ont été mises en œuvre, de notes sur leur degrés de succès, ainsi que quelques astuces qu’un autre aspirant-vagabond au plan similaire pourrait emmener avec lui sur la route.

Musiciens nomades; autres troubadours des temps modernes

Courir le monde en jouant de la musique est un rêve pour beaucoup, mais c’est bel et bien une réalité pour certains. En ce moment-même, il y a des centaines de musiciens ambulants vagabondant de places en places, grattant leur guitare, jouant de l’harmonica, jonglant, marchant sur le feu et soufflant dans des trompettes sur les pas de portes de restaurants, dans des bars et dans les rues du monde entier. Généralement, ils gagnent juste assez d’argent pour continuer à jouer de la musique encore un autre jour, mais ils semblent toujours en avoir suffisamment pour se rendre d’un endroit à un autre du monde. Il y a quelques années, j’ai rencontré un joueur de banjo itinérant en Mongolie qui a voyagé de cette façon pendant 22 ans. Il sortait une heure chaque jour et jouait dans les rues, s’en retournant avec assez d’argent pour payer sa nuit, son repas et, une fois prêt, un ticket de bus ou de train pour repartir vers une autre destination. Au Mexi

que, j’ai interviewé deux musiciens itinérants, l’un était guitariste et l’autre joueur de bambou sax. La simplicité de leur profession, le plaisir qu’ils en tiraient aussi bien que leur marge de profits m’ont laissé une forte impression.

Le Saxophoniste itinérant

Le premier musicien que j’ai interviewé s’appelait Malcom, et il fabriquait et jouait du bambou sax dans les rues de San

Cristobal de las Casas. Mis à part les commandes des touristes à qui il fabriquait des bambou sax pour 60$, il gagnait la totalité de son argent en allant de magasins en magasins, de restaurants en restaurants et de bars en bars, soufflant une petite sélection de morceaux dans son

instrument explosif. Après une minute ou deux, il s’arrêtait de jouer et faisait un tour dans l’établissement pour récolter de la monnaie auprès de son audience. Il poursuivait ainsi tout au long de la journée, gagnant un pécule suffisant pour vivre et continuer à voyager.

Le Guitariste

Igor a quitté sa maison familiale au Chili il y a plusieurs années. N’emportant avec lui qu’un sac de vieux vêtements et sa guitare, il a fait son bout de chemin à travers l’Amérique du Sud puis Centrale, jusqu’au Mexique. Son unique source de revenus réside dans sa musique, dont il joue, de fait, dans les rues de n’importe quelle ville où il peut lui arriver de se trouver. Igor ne joue pas dans un groupe, n’enregistre pas ses morceaux, ni n’essaie de devenir une célébrité –il utilise la musique comme un moyen de faire danser la nourriture jusqu’à sa bouche, et l’argent à ses poches. Igor est un voyageur, et jouer de la guitare dans la rue est pour lui le moyen d’arriver à ses fins.

Igor est désormais marié à une Espagnole qu’il a rencontrée en route, et il vient tout juste d’avoir une fille. Dorénavant, il joue de la musique pour subvenir aux besoins d’une famille nomade, et le fait d’être père ne paraît pas l’inquiéter quant à leurs projets.

« Aujourd’hui, je gagne 120 pesos en ne jouant que dans un seul restaurant », m’a dit Igor.

Presque 10$ en moins de 10 minutes de travail.

« Je gagne autour de 600 pesos en une semaine », continua-t-il, et il ajouta ensuite qu’il ne travaillait généralement que trois jours par semaine. « Mais, poursuivit-il, si je travaille deux jours et que je gagne 400 pesos, c’est parfois suffisant. »

Igor utilise une méthode similaire à celle de Malcom, il s’en va ainsi à travers la ville grattant et chantant sur les pas de portes des restaurants. Plus il y a de gens dans un restaurant, et plus Igor peut espérer gagner de l’argent. Malgré les apparences, il ne travaille que lorsque les gains semblent substantiels.

Igor joue aussi pour de la nourriture, et rentre souvent à la maison avec des cageots de légumes après s’être produit au marché local. Touchés, peut-être, par ses chansons folk chiliennes, les gens du coin lui concèdent leurs surplus.

« Il remplit souvent les étagères », racontait fièrement l’un de ses colocataires en pointant du doigt l’assemblage de caisses qui se dressait derrière lui. « L’autre jour, il les a remplies de courges. »

Contrairement à Malcom, Igor accepte parfois de jouer de façon plus formelle en soirée dans des bars – autant pour les pièces de monnaie en trop de la foule, que pour la note raisonnable qui l’attend au bar. Finalement, il semble s’être façonné un mode de vie convenable alors même qu’il voyageait des marges de l’Amérique du Sud à celles de l’Amérique du Nord. Il est toujours en route, grattant et chantant en direction de l’avenir.

Les Danseurs de Feu

Mis à part des musiciens, j’ai eu l’occasion d’interviewer un autre genre de troubadours modernes au Mexique, les plus remarquables d’entre eux s’avérant être une troupe nomade de danseurs de feu. Ce groupe, monté de toutes pièces par des membres d’Argentine et de France, fait évoluer des boucles de feu, tournoyer des bolas et danse au son de la musique klezmer dans les rues. Généralement, ces voyageurs travaillent comme artisans, fabriquent et vendent des bijoux dans la rue durant la journée, et se métamorphosent en véritables showmen à la tombée de la nuit. Ils effectuent alors une performance dans un restaurant ou un coin touristique de la ville, et font ensuite passer un chapeau pour récolter quelques pièces de monnaie auprès du public. Du fait de la stimulation visuelle et auditive de leurs performances – la musique combinée aux flammes dansantes –, il ne leur est en général pas nécessaire de travailler trop dur pour capter l’attention de la foule. L’unique problème réside en ce que ces performeurs ont tendance à tous se trouver exactement aux mêmes endroits dans le monde et, pour être honnête, il y a tellement de spectacles de danseurs de feu que n’importe quel spectateur va simplement vouloir jeter un œil avant que ces derniers ne deviennent finalement ennuyeux. Cependant, si l’on met de côté cette redondance, les numéros de ces troubadours, que ce soit les danses de feu, le jonglage, le théâtre de rue, ou encore les acrobaties, apparaissent souvent comme des activités pouvant rapporter assez d’argent par performance, et légitiment donc l’effort fourni.

Pour être foncièrement honnête, ces troubadours et musiciens nomades tendent à gagner plus d’argent par heure de travail qu’un ouvrier moyen au Mexique (et dans le reste du monde) et ce, en exerçant un métier qu’ils semblent presque aborder comme un moment de distraction. La plupart des troubadours itinérants que j’ai rencontrés et interviewés ne travaillent que deux ou trois heures par jours – si ce n’est moins - et je n’en ai jamais rencontré un qui semblait impatient, débordé, ou pour le moins stressé, puisqu’ils font quelque chose qui leur plaît tout en voyageant constamment. C’en est presque trop parfait.

La secte vagabonde de ces musiciens et troubadours semble être parvenue à trouver un équilibre précieux entre temps de travail, plaisir pris à travailler, et revenus ainsi générés. Si vous pensez que l’on ne peut tout simplement pas partir pour l’Amérique Latine et gagner sa vie rien qu’avec une guitare, un numéro, et un peu de cran, je vous mets au défi d’essayer – vous pourriez être surpris.

Astuces pour Devenir Musicien Itinérant ou Troubadour Moderne

  1. Le mieux vous pouvez jouer de votre instrument, plus vous pouvez stupéfier la foule avec vos tours, plus votre numéro est approprié au cadre culturel, et plus vous gagnerez d’argent.
  2. Il n’y a pas de revenus fixes dans ce contexte, ce que vous gagnez dépend donc entièrement de vous et du cadre dans lequel vous vous trouvez. Prenez le temps et faites l’effort de pouvoir offrir une bonne prestation de rue, un beau spectacle, et faites en sorte de donner envie aux gens de vous donner de l’argent. Si la foule apprécie ce que vous faites, vos poches seront assez remplies pour vous permettre de voyager à travers le monde.
  3. Sachez quelles sont vos compétences, connaissez l’environnement culturel dans lequel vous vous produisez, et tentez de lier les deux. Tous les endroits du monde ne seront pas propices pour remplir le chapeau du troubadour, documentez-vous donc à l’avance sur votre itinéraire et concentrez-vous sur les villes connues pour être complaisantes à l’égard de ces derniers. En général, ces endroits sont ceux qui sont dédiés au tourisme et qui concentrent beaucoup de personnes qui dépensent leur argent pour les loisirs. Cependant, soyez conscient que c’est une profession qui peut rapidement devenir saturée : des jongleurs à CHAQUE feux rouges d’une ville, ou encore des danseurs de feu bloquant les rues toutes les cinq minutes peuvent vite devenir plus irritants que divertissants.
  4. Jouez pour le gîte ou le couvert plutôt qu’uniquement pour de l’argent. Certaines personnes n’ont que l’hospitalité à offrir, soyez donc disposé à l’accepter.
  5. Essayez de vous arranger avec les bars et les restaurants pour pouvoir jouer pour des pourboires plutôt que de toujours envahir leur pas de porte. Si votre musique est agréable et que vous pouvez jouer quelques morceaux locaux, vous ne devriez pas avoir de difficulté à conclure de tels accords.

L’activité lucrative nomade en ligne

Si vous êtes un professionnel des technologies de l’information, du marketing, de l’informatique, ou bien que vous êtes webdesigner, webmestre, ou plus largement spécialiste de domaines similaires, alors plier bagages et prendre la route avec votre propre petite activité commerciale en ligne est bien souvent une option qui n’est pas tirée par les cheveux. Effectivement, en faisant un petit effort vous pouvez vous attaquer à une activité professionnelle en ligne depuis l’Afrique, l’Asie, l’Amérique Centrale ou l’Europe de la même manière que vous le pouvez depuis chez vous ou du bureau. Il n’est effectivement plus très difficile de rester dans le giron d’Internet dans ce monde, et mis à part ça, un ordinateur portable, des compétences personnelles et quelques connaissances sont à peu près tout ce dont vous avez besoin pour ce type de travail.

De toutes parts sur le globe de tels professionnels échangent leur bureau traditionnel pour un bureau nomade, devenant ainsi leur propre boss, voyageant autour du monde, et gagnant pour autant leur vie de façon convenable. Pour ce genre de professions, être contraint par un ensemble de coordonnées sur la carte fait dorénavant partie du passé – les technologies de l’information et de la communication nous ont conduits à l’ère d’un nouveau type de voyageurs : les vagabonds professionnels.

Il y a un petit truc qui confère aux activités indépendantes en ligne un avantage sur leur concurrence davantage sédentaire : il est très souvent bien moins onéreux de vivre sous les tropiques que dans un pays comme les Etats-Unis, ou sur un continent tel l’Europe. Il est plus que possible de vivre comme un roi virtuel au Mexique, en République Dominicaine, en Asie du Sud-Ouest, en Amérique Centrale, etc… pour 500$ par mois. A vous maintenant de faire le calcul : si vous n’avez besoin que de 500$ par mois pour vivre correctement, quelle somme en moins allez vous pouvoir faire payer votre consultation/travail en freelance par rapport à votre mode de vie concurrent dans des pays où le coût de la vie est élevé ? Quel seuil minimum de revenus encore plus bas pouvez-vous supporter tout en tâchant de vivre d’un site web si vous ne payez que 200$ par mois de loyer ?

Maintenant, et en prenant en compte cette baisse drastique du coût de la vie, imaginez seulement combien de temps en moins vous allez avoir besoin de travailler chaque semaine pour subvenir à vos besoins. En allant dans ce sens, une vie paradisiaque n’est pas si hors de portée que ça pour le spécialiste des nouvelles technologies qui abandonne ses collègues à leurs open space et se met en route pour aller parcourir le monde, tout en travaillant moins.

La Consultante en SEO (Optimisation du référencement pour les moteurs de recherche)

Mandy a commencé à gravir les premiers échelons d’un classement des 500 plus grandes fortunes, et après quelques années passées à simplement se maintenir la tête hors de l’eau, a décidé que c’en était trop pour elle.

« Si j’avais continué à faire ça, je me serais vite retrouvée dans une baignoire, incisant mes poignets à l’aide d’un cutter », me dit-elle fièrement un dimanche ensoleillé, alors que nous discutions un verre à la main dans un petit café du sud du Mexique.

Elle m’expliqua ensuite comment elle avait monté sa propre boîte d’optimisation pour les moteurs de recherches afin de s’offrir la possibilité de travailler depuis l’étranger durant ses voyages. Elle fit quelques recherches, s’amusa un temps avec quelques programmes, et cultiva finalement assez de compétences et de savoir-faire pour pouvoir proposer ses prestations à d’éventuels clients. Sous peu, elle se retrouva avec une clientèle qui était heureuse de débourser 500$ par mois pour s’attacher ses services.

Tout comme beaucoup de voyageurs qui gèrent de petites activités commerciales, les heures de travail de Mandy évoluent vite : elle admet que son temps de travail peut fluctuer de zéro à quatorze heures par jour, selon le projet sur lequel elle est en train de travailler. Elle a tendance à prendre la vie comme elle vient, et loue des appartements ou des chambres pour de longs séjours dans des hôtels ou des auberges de jeunesse étant donné qu’elle reste à chaque fois plusieurs mois dans les endroits qu’elle visite.

Mandy admit qu’elle gagnait au moins 15 000$ par an grâce à son propre site web et à sa boîte de consulting privée, mais lorsque je fais courir les chiffres dans ma tête, j’ai de forts soupçons qu’elle ait pu être modeste. Elle me dit aussi qu’elle parvenait à garder son budget relativement bas en proposant ses services de SEO aux hôtels et auberges de jeunesse en échange du logement gratuit. Elle revendiqua ne payer que 5$ la nuit pour une chambre privée dans une auberge de jeunesse de San Cristobal de Las Casas (Mexique), et il devint vite apparent que j’étais en train d’interviewer une voyageuse qui vivait effectivement avec moins de 500$ par mois – tout en engrangeant les honoraires de ses consultations pour la majeure partie payés par des entreprises états-uniennes.

D’une certaine façon, Mandy a magnifiquement sauté le fossé de l’économie mondialisée : elle vit sur un budget mexicain mais reçoit un salaire états-unien. Se tenir des deux côtés de ces paradigmes économiques est l’un des avantages clés à mener une activité itinérante en ligne, et vivre à de tels sommets devient de plus en plus faisable dans le même temps où les infrastructures de l’information et de la communication continuent à s’améliorer au niveau mondial.

Astuces pour mener une activité lucrative en ligne

  1. Vivez et voyagez dans des pays tropicaux que vous appréciez et où vos dépenses liées à votre mode de vie ne dépassent pas 500$ par mois.
  2. Essayer d’attirer des clients de pays où les salaires liés au type de service que vous proposez sont relativement hauts.
  3. Etant donné que vous pouvez vivre pour moins, proposez des tarifs moindres et mettez dans le vent la concurrence, mais ne descendez pas vos prix outre-mesure car vous ne devriez pas hésiter à prendre ce que vous méritez.
  4. Puisque vous pouvez désormais vivre confortablement avec relativement peu d’argent, essayer de profiter davantage de la vie en travaillant moins. Réduisez votre temps de travail jusqu’à ce que vous atteigniez un équilibre satisfaisant entre travail et loisirs –  la balance penchant toujours vers ce dernier.
  5. Rappelez-vous que même si vous vivez à l’étranger et que vous avez plus de temps libre, vous êtes toujours à la tête d’une activité qui constitue votre gagne-pain : soyez professionnel, offrez de bons services, et donnez-vous bonne réputation.
  6. Les clients vont et viennent, aucune activité indépendante de voyage ne doit être vue comme étant immuable ; lorsque vous travaillez, gardez à distance quelques plans de secours et menez plusieurs projets de front.
  7. Utilisez des systèmes tels Elance.com pour trouver du travail.

De l’écriture en freelance aux financements de voyages

Tout comme diriger une activité commerciale en ligne, être rédacteur freelance est un autre moyen de gagner de l’argent tout en voyageant. Même si le nombre d’heures de travail tend à être plus important que pour beaucoup d’autres activités auto-entrepreneuriales itinérantes, le freelance ou ghost writer (ou encore prête-plume) peut se façonner un niveau de vie plutôt confortable à l’étranger. Avec le mouvement « le contenu est roi » lié à Internet, le rédacteur freelance a ressurgi de parmi les morts. Généralement, les employeurs ne veulent pas dépenser de grosses sommes d’argent pour ce type de jobs, ce qui les rend donc parfaits pour un écrivain qui voyage en Amérique Centrale pour 15$ par jour.

Le Ghost Writer

« J’écrirai probablement deux livres et une cinquantaine d’articles ce mois-ci », explique Rachael, pragmatique, alors qu’elle sirote une bière.

Rachael est un ghost writer nomade qui s’est constitué une clientèle régulière tout en voyageant à travers l’Amérique Centrale et le Mexique. Elle accepte généralement les jobs quand ils lui sont offerts, se documente sur le sujet dans un premier temps, puis envoie valser les post de blogs, les articles, ou bien les livres selon ce qui est demandé. Elle semble faire de cette profession un sport en soi, et considère une lourde charge d’écrits comme un véritable challenge.

Dépensant 95$ par mois pour un appartement confortable et équipé d’une connexion Internet à haut débit, elle garde le niveau de ses dépenses relativement bas et bénéficie de grandes marges de profit au Mexique. Travailler depuis un pays au niveau de vie moins élevé que la plupart de ses concurrents lui confère un avantage économique lorsqu’elle se lance dans des appels d’offre pour des jobs, puisqu’elle peut faire davantage pour les éditeurs, et ce pour un coût bien moindre. Cependant, elle ne vit pas comme une indigente – au contraire, son astucieuse stratégie de mode de vie lui a permis de mettre chaque mois de l’argent de côté tout en exerçant un métier qui lui plaît vraiment.

« C’est incroyable ce que nous faisons, affirme Rachael lors de son interview, il y a à peine cinq ans, nous n’aurions pas pu faire ça ici ».

Et elle avait raison, les capacités technologiques de la majeure partie de la planète ont aujourd’hui permis à des voyageurs de travailler tout autour du monde, emportant avec eux leur entreprise d’un continent à un autre sans interruption de production. Ces temps-ci sont particulièrement excitants pour le nomade numérique, et ces activités en ligne permettent aux gens de vivre leur vie rêvée de routard tout en faisant avancer leur vie professionnelle. Le temps n’est plus au travail dans le monde professionnel, diriger sa propre entreprise et faire carrière n’excluant pas de parcourir le monde. Le voyageur moderne peut avoir tout cela à la fois : il suffit de s’en saisir.

Astuces pour Devenir Rédacteur Freelance tout en Voyageant

  1. Créez-vous un profil sur des sites tels Elance.com, publiez votre CV, les publications à votre actif, et commencez ensuite à faire vos recherches sur la liste d’offres d’emplois. Faites la même chose pour les listes de jobs de divers sites de rédaction freelance comme jobs.problogger.net et postulez dés qu’une offre vous correspondant est publiée.
  2. Concevez un portfolio concis de votre travail et de vos publications qui présente exactement aux potentiels employeurs ce que vous avez fait.
  3. Après avoir réalisé avec succès quelques jobs en freelance, tentez de vous construire une clientèle régulière d’éditeurs.
  4. Maintenez l’équilibre entre travail et loisirs. Il est insensé de voyager à l’étranger si vous restez tout le temps assis devant un ordinateur.
  5. Gardez vos dépenses à un niveau relativement bas et vos revenus relativement hauts en séjournant au même endroit durant un à trois mois. Louer un appartement est souvent moins cher qu’une chambre d’hôtel.

Professeurs Qualifiés

Si vous possédez des capacités ou des talents que d’autres voyageurs sont en mesure de convoiter, vous êtes alors bon pour gagner votre pain sur la route. Maîtriser des savoirs ou des compétences que d’autres peuvent désirer est en soi un atout précieux, et j’ai pu rencontrer de nombreux instructeurs en arts martiaux, professeurs de danse, praticiens de reiki, gourous de yoga, etc. qui courent les villes, montent des échoppes (parfois dans une chambre d’hôtel), et se lancent dans le business. Je n’ai jamais vu l’un de ces professeurs nomades rouler sur l’or, mais ils semblent s’en sortir en enseignant quelque-chose pour lequel ils se passionnent.

Donc si vous êtes professeur d’un art ou d’une pratique qui est populaire, vous êtes déjà à moitié prêt pour démarrer une activité indépendante de voyage. Perfectionnez votre pratique et enseignez-la ensuite à d’autres pour vivre à l’étranger, tout en étant entièrement impliqué dans un travail que vous appréciez.

Astuces pour Gagner de l’Argent en tant que Professeur

  1. En fait, devenez un maître dans votre domaine. Il y a bien trop de professeurs ici bas cherchant à gagner leur vie en tant que tels alors qu’ils ne devraient qu’être élèves. Si vous n’êtes pas un véritable maître, alors mettez-vous à une autre activité lucrative ou trouvez un job pendant que vous entretenez vos compétences. Si vous n’avez pu le faire en tant que professeur dans votre propre pays, vous n’aurez pas plus d’opportunités en trompant les gens à l’étranger.
  2. Votre pratique a-t-elle quelque chose que les gens voudraient apprendre dans le cadre de leurs voyages ? Le yoga, le reiki, le qicong, la phytothérapie, la cuisine exotique, la danse, les arts martiaux, etc. sont des pratiques que les voyageurs et/ou expatriés et/ou aventuriers du coin sont susceptibles de vouloir apprendre.
  3. Accordez vos prix à l’économie locale : proposer des tarifs états-uniens pour votre enseignement signifie être sans emploi. Ravalez votre fierté et pour une leçon, proposez des prix équivalant au prix d’un repas dans un petit restaurant local.
  4. Offrez des leçons gratuites.
  5. Proposez de leçons courtes, aussi bien que de plus longues. Le plus souvent, les voyageurs ne restent que quelques jours en ville, offrez donc des cours dont la durée en prenne compte.
  6. Faites de la publicité et distribuez des flyers de façon adéquate, mais n’en faites pas trop. Se saisir d’un encart de publicité dans le magazine local des expatriés est un bon point, tout comme l’est le fait de déposer des flyers dans les lieux de prédilection des routards, mais coller votre affiche à chaque coin de rue éclairé et sur tous les espaces vides des murs de la ville ne va avoir comme résultat que d’ennuyer tout le monde.

Les Artisans Nomades

Bijoutiers, artistes, fabricants de bibelots, de sandales, de savon, sculpteurs de noix de coco, orfèvres, tailleurs, et même tatoueurs bordent les rues de certaines villes du monde, vendant leur marchandise et faisant marcher leur commerce. La plupart d’entre eux sont des voyageurs, travaillant en tant qu’artisans et vivant ainsi de leurs art, compétences, et techniques de vente. Lorsque je voyageais à travers l’Amérique Centrale et le Mexique à la recherche de voyageurs auto-entrepreneurs, j’ai été plus que submergé de potentiels sujets d’interview lorsqu’il s’est agit des artisans – ils sont partout dans les rues, la plupart vendant des bijoux en macramé sur de petites couvertures étendues sur tous les trottoirs.

Le Fabricant de Sandales

« Je peux utiliser n’importe quels matériaux se trouvant à ma portée », m’expliqua un artisan et musicien argentin prénommé Verdu. « Lorsqu’on est en voyage, on ne peut pas porter beaucoup de choses, c’est pourquoi je n’utilise que des matériaux locaux. »

Il était en train de vendre des vêtements et des espadrilles lorsque je l’ai rencontré.

« Certains jours, j’en vends dix ou vingt paires, d’autres je n’en vends aucune », admit-il.

A 100 pesos la paire, huit dollars états-unien, en vendre dix ou vingt dans la journée suffirait pour des mois de loyers dans le sud du Mexique. Verdu m’expliqua bientôt comment il avait erré depuis l’Argentine en vendant des sandales faites de divers matériaux – que ce soit de la corde ou encore du caoutchouc obtenu de vieilles voitures –  dans la rue. Colporter ces produits faits à la main ont suffit pour lui permettre de se déplacer à travers les continents.

L’Orfèvre Nomade

Mis à part Verdu, le fabricant de sandales, j’ai également interviewé un autre genre d’artisan voyageur au cours de ce projet. J’ai été très impressionné par un routard anglais nommé Dan, qui avait appris l’art de l’orfèvrerie au Mexique et qui avait monté un petit business du nom de Nomad Fusion. Les bijoux qu’il fabriquait étaient de qualité supérieure et uniques. J’ai jeté un œil sur sa table, qu’il avait difficilement assemblée dans une ville côtière du nom de Zipolite, et découvris un étalage d’objets en argent en cours de réalisation d’une qualité similaire à ceux d’une boutique, et vendus par un voyageur à un prix inférieur à leur valeur effective. L’objectif, visiblement, consistait à gagner assez d’argent pour continuer à voyager ; aspirer à davantage aurait pu compliquer son train de vie.

« Gagnes-tu bien ta vie ? », demandai-je à Dan.

« Je ne dirais pas ça », répondit-il dans un éclat de rire, m’expliquant ensuite qu’il pouvait parfois gagner 5$ en une nuit, et parfois 150$.

Les artisans itinérants en Amérique Latine paraissent davantage enclins à apprécier leurs voyages plutôt qu’à gagner de l’argent. Beaucoup semblent faire de la fabrication de leur marchandise une occupation dont ils peuvent d’une manière ou d’une autre profiter suffisamment pour la transformer un gagne-pain. Mais il y a un artisan itinérant que j’ai interviewé et qui lui, gagnait pas mal d’argent dans la rue. Il ne vendait pas de bijoux, il ne vendait pas de vêtements – non, il vendait du savon.

Le Marin qui fabriquait du Savon

Après avoir monté une activité étonnamment lucrative en vendant ses savons faits-main dans des festivals, des foires et des marchés aux Etats-Unis, Jim acheta un voilier de 35 pieds (10,6 mètres) et mit cap au sud. Avec son bateau plein de savons, il débarque la marchandise sur la côte et la vend dans la rue après avoir jeté l’ancre dans un port. Mis à part le savon, le Capitaine Jim fabrique et vend également des huiles de massage, des parfums, ainsi qu’un étalage d’autres curiosités qu’il a ramassées dans des endroits variés au cours de ses voyages. Jim essaya de ne pas se vanter lorsqu’il me dit qu’il rapportait souvent 50 à 75$ par nuit – un montant qui équivaut probablement à pas moins des gains combinés d’une demie douzaine de ses pairs vendeurs ambulants.

Mais Jim fait preuve d’une stratégie de voyages différente de celle de certains voyageurs hippies plus jeunes: il est incroyablement sociable. Il n’est pas menaçant verbalement, juste ouvertement amical. Il parle et discute et, à un moment donné, vous montre toutes les curiosités qu’il vend. Il dit tout de ses produits aux gens, en quoi ils sont spéciaux, comment il les fabrique, et ne semble le faire que pour le simple plaisir de la conversation. Les clients ouvrent leurs oreilles, et repartent souvent en laissant au marin une partie d’eux même.

Jim mentionna ensuite son intention d’ancrer son voilier sur la côte du Costa Rica pour suivre l’une de ces formations qualifiantes pour massages « on the beach ». J’ai trouvé cette idée excellente, et lui parla d’un autre voyageur que j’avais interviewé au Guatemala, qui était masseur-kinésithérapeute itinérant.

Le Masseur-Kinésithérapeute Itinérant

Il s’appelle Paulo, parcourt le monde travaillant à droite et à gauche, et fait des massages de façon indépendante à côté. Entraîné aux techniques de massage aussi bien de façon traditionnelle qu’à travers des formations qualifiantes, Paulo maîtrise actuellement six types de massages, mais ne propose de façon professionnelle que les pratiques suivantes : massages suédois, massages « Deep Tissue », et massages « Indian Head ».

Paulo se mit en route pour ses voyages en Amérique Centrale sans avoir en tête d’utiliser ses compétences en massage à titre économique. En fait, il a plutôt cherché d’autres types de jobs, travaillant dans des hôtels et participant à divers travaux. Mais un jour, alors qu’il travaillait à la Finca Tatin dans les jungles du Guatemala, un client revint épuisé et endolori d’une journée de randonnée et ne rêvait que d’une chose : un massage.

« Mec, si tu veux, je peux te masser le dos », lui dit Paulo. « Je suis formé pour. Si tu penses que je suis nul à chier, tu ne me dois rien, mais si tu apprécies, tu me donnes ce que tu penses que ça vaut. »

Une heure plus tard, Paulo avait 200 Quetzals (25 dollars) dans la poche et une nouvelle stratégie en tête pour financer ses voyages : il masserait les gens sur la route. Aujourd’hui, il fait payer 20 à 30$ par massage, en fait autour de quatre par semaine, et gagne en gros 320$ par mois, plus les pourboires. Un revenu supplémentaire plus que convenable donc.

L’Artiste Tatoueur Itinérant

On peut entendre le bourdonnement d’une machine à tatouer dans les rues bordant l’hôtel Brisa Marina de Zipolite, au Mexique.  L’homme maniant l’aiguille s’appelle Nao – un voyageur à la double nationalité japonaise et salvadorienne. J’ai rencontré Nao sur la plage et me suis mis à lire dans la seconde les tatouages qui couvraient son cou, son torse, son ventre, ses bras et jambes, ainsi qu’une partie de son visage. Nao gagne sa vie en tant qu’artiste-tatoueur, allant et venant entre le Japon et l’Amérique Latine. Transformant des chambres d’hôtel en « studios » de tatouages impromptus, il s’installe dans diverses villes côtières ou dans les hauts-lieux des routards, et tatoue des personnes ayant dans l’idée de rapporter à la maison un souvenir indélébile de leur voyage. Étant donné que ses tarifs son largement inférieurs à ceux des artistes-tatoueurs qui pratiquent dans des studios professionnels, il peut casser les prix de la concurrence. La plupart de ses clients sont étrangers, mais sa clientèle compte également quelques touristes locaux.

Nao admit un sentiment de réticence vis a vis de l’apparent manque de critères professionnels de son studio, mais changea rapidement de sujet. « Beaucoup de gens viennent ici, jettent un œil autour d’eux et prennent leurs jambes à leur cou ».

« Je ne choisis pas mes voyages, ce sont eux qui me choisissent », continua-t-il tout en expliquant comment il avait régulièrement été chassé hors des villes par la rue, même en Amérique Centrale et au Mexique, parce-qu’on pense qu’il est membre d’un gang salvadorien. Le tatouage sur son visage ainsi que sa profession n’offrent qu’une mince couverture derrière laquelle se cacher. Et même si Nao tatoue effectivement des gangsters issus de ses deux patries, il était clair que ce dernier n’en était pas un lui-même.

J’ai suggéré à Nao d’utiliser son passeport japonais et de se rendre au Canada ou en Europe pour travailler.

« Pas d’argent ! », gronda-t-il.

Bien que Nao vivait dans une chambre d’hôtel qui lui servait également de studio de travail pour seulement 200$ par mois, et qu’il n’était probablement pas loin de dépenser cette même somme en nourriture, ses marges de profit n’étaient pas très élévées. Il gagnait certainement assez d’argent pour continuer à voyager à travers l’Amérique Latine, tatouant dans des chambres d’hôtel, et profitant de journées de loisirs mêlées à des moments de travail qu’il appréciait véritablement, mais ne gagnait pour ainsi dire pas assez pour pouvoir se chercher de nouveaux horizons.

L’une des faiblesses majeures que j’ai pu observer chez la plupart de ces artisans nomades est que la plupart d’entre eux, bien qu’ils soient des artistes et des artisans très compétents, vivent à la limite de la pauvreté en Amérique Centrale et au Mexique. C’est peut-être dû au fait qu’ils essaient de vendre leur marchandise et d’offrir leurs services à faible coût et/ou dans des pays au coût de la vie peu élevé. Si Dan l’orfèvre récoltait ses matériaux au Mexique et ensuite vendait ses bijoux à de riches aspirants hippies en Californie, il décuplerait sans doute sa marge de profits. Il en va de même pour Paulo, le masseur itinérant, et le Capitaine Jim prétend que son savon se vend au moins le double aux Etats-Unis. Mais c’est là l’une des spécificités de mener une activité indépendante de voyage : la sécurité financière et les profits sont échangés contre le droit de vivre et travailler à plein temps au paradis. Plutôt que de trimer 50 semaines par an pour engranger juste assez d’argent pour prendre de courtes vacances, ces voyageurs vivent à plein temps dans des endroits qui sont pour beaucoup de simples destinations de vacances, travaillant quelques heures par jour et pratiquant une activité qu’ils aiment.

Astuces pour Artisans Itinérants & Vendeurs Ambulants

  1. La sociabilité est certainement un avantage lorsque l’on vend de l’artisanat dans la rue. Discutez avec les gens, sympathisez, parlez de ce que vous fabriquez et de comment vous y parvenez, et faites en sorte que vos clients aient envie de vous donner de l’argent.
  2. Fabriquez des objets que les gens veulent acheter. C’est vraiment branché en Amérique Centrale et au Mexique de vendre des bijoux en macramé dans la rue. Le problème est que pour chaque personne achetant l’un de ces bijoux, il y a dix hippies qui essaient d’en vendre. Le fait que, bizarrement, tellement de voyageurs se déplaçant à travers l’Amérique Latine vendent des objets qu’ils ne portent même pas eux-mêmes m’a frappé, soyez donc sûr que ce que vous faites constitue quelque chose que les potentiels clients – vous-même inclus – voudraient acheter.
  3. Diversifiez ce que vous fabriquez et vendez, et soyez créatifs. Vendre ce que tous les autres voyageurs vendent également est un bon moyen de ne pas gagner beaucoup d’argent. Essayez quelque chose de nouveau, faites irruption dans un nouveau territoire artisanal. Le Capitaine Jim avait plus de succès que la plupart d’autres artisans voyageurs en partie parce qu’il fabriquait et vendait des objets que peu d’autres personnes proposent dans ces lieux.
  4. Sachez où aller pour faire de bons profits, suivez les festivals, les saisons, et la foule. En effet, vous avez besoin de personnes pour acheter vos produits, et plus il y aura de gens autour de vous, meilleures seront vos ventes.

Conclusion

Rêver en grand, et vivre en plus grand encore, c’est possible. C’est l’ultime conseil que je peux partager après avoir interviewé des douzaines de voyageurs au cours de ce projet autour des activités auto-entrepreneuriales itinérantes. Les exemples présentés dans cet article montrent qu’avec un peu de créativité, de l’esprit, une bonne dose de détermination, et l’énergie de mener un effort droit jusqu’à la réussite, il est plus que possible de démarrer une activité indépendante de voyage qui puisse financer un voyage autour du monde. Si vous pensez que vous n’avez pas l’argent nécessaire pour voyager, ou que vous voulez juste continuer à voyager et ne pas rentrer à la maison, il existe des solutions : vous pouvez trouver un job à l’étranger, ou vous pouvez chercher en vous-même pour découvrir des compétences, un talent, ou un art qui peuvent être cultivés et transformés en activité commercialisable.

Quasiment tous les voyageurs interviewés durant la réalisation de ce projet ne sont pas en vacances, leurs voyages ne se résument pas en de simples visites et équipées sauvages – ils se déplacent en prenant leur temps, sans date de retour. Et pour cette raison, ils ont besoin de trouver des moyens de gagner de l’argent pour pouvoir perpétuer leur style de vie nomade. Mais cela signifie également qu’ils mènent une vie quotidienne plus ou moins équilibrée, audacieuse je dirais, au sein même du contexte des voyages.

« Le plus gros problème est que les gens ne comprennent pas que je ne suis pas en vacances », m’expliqua Mandy, l’experte en SEO. « Ils viennent me voir à l’hôtel et me disent : ‘Tu es restée enfermée toute la journée, pourquoi ne sors-tu pas faire un peu de tourisme ?’ …Ils pensent que je suis une paresseuse. »

Comme l’a fait remarquer Mandy, il y a un large fossé entre être en vacances et voyager comme un choix de mode de vie. Les vacances sont destinées à la détente – donc détendez-vous – mais un mode de vie induit nécessairement d’avoir en tête des stratégies d’acquisition de ressources. Un voyageur a besoin des mêmes ressources (de l’argent) que n’importe quel autre personne sur la planète ; la seule différence est que les voyageurs doivent trouver une manière d’obtenir ce dont ils ont besoin tout en se déplaçant autour du monde. Tout voyageur au long court, à un moment donné ou à un autre, a besoin de travailler. Les exemples proposés dans cet article présentent des personnes qui vivent le double-rêve : ils parcourent le monde et travaillent pour eux-mêmes, en faisant ce qu’ils aiment. Les stratégies de ces voyageurs peuvent être considérées comme des balises lumineuses à travers l’obscurité pour d’autres voyageurs qui souhaitent faire leur vie sur les routes.

Auteur : Wade Shepard

Article originellement publié dans le premier numéro de Vagabond Explorer Magazine.

Categories: Astuces
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